Expériences & protocoles
Pch se construit par l’expérimentation directe autant que par la théorie. Le programme expérimental s’appuie sur des expériences reproductibles à la portée de tous, sur une caméra thermique accessible (visualisation des signatures thermiques), le capteur CCD (imagerie du champ diffus Φd), et le rhéomètre champtique, un instrument dédié désormais construit et opérationnel.
Le tube fendu — l’expérience à la portée de tous
Le problème de départ : le freinage d’un aimant qui tombe dans un tube conducteur (aluminium ou cuivre) est expliqué en Physique Classique (PC) par la loi de Lenz : le déplacement de l’aimant induirait des courants de Foucault circulaires dans le tube, créant un champ opposé au mouvement.
L’expérience discriminante : si cette explication est correcte, scier le tube sur toute sa longueur doit supprimer ces courants circulaires — et donc supprimer le freinage. Or le freinage reste identique.
Matériel : un simple profilé en aluminium du commerce (carré, rond ou rectangulaire), fendu sur toute sa longueur, et un aimant néodyme avec un jeu de 1 à 2 mm de chaque côté — une dizaine d’euros de matériel, reproductible par n’importe qui.
Lecture Pch : la continuité électrique circonférentielle du tube n’étant pas nécessaire au freinage, les courants circulaires ne sont pas le mécanisme en jeu. Le champ de l’aimant interagit directement avec le champ de la matière conductrice, sans passer par un « circuit » induit — il se reconfigure directement autour de l’obstacle. C’est la première mise en évidence expérimentale de la plasticité du champ (postulat 2 de Pch), et une expérience fondatrice propre au corpus Pch.
EXP-018 — La pièce en argent et l’aimant sans contact
Une découverte fortuite : en manipulant une pièce ancienne en argent (franc), un aimant néodyme approché sans contact la fait bouger — il la soulève (elle retombe ensuite) et la pousse à distance, sans jamais la toucher.
Pourquoi c’est discriminant : l’argent n’est pas ferromagnétique. En Physique Classique (PC), un aimant n’a strictement aucun effet sur l’argent — l’effet prédit est nul. Pch prédit au contraire un effet mesurable : l’argent a la cohérence κ la plus élevée des métaux courants (devant le cuivre et l’or), donc le différentiel champtique avec un aimant néodyme (source Φd intense) devrait produire une plasticité observable, même sans magnétisme au sens classique.
Protocole de mesure : le rhéomètre champtique (balance de précision Precia C10) permet de quantifier cette plasticité — approche de l’aimant sans contact, mesure de la force exercée sur la pièce à différentes distances.
Lecture Pch : le soulèvement correspond au champ diffus de l’aimant qui déforme le champ condensé de la pièce ; la retombée, au retour à l’équilibre après le passage (mémoire de champ, FT-8) ; la poussée sans contact, à l’action du différentiel périphérique avant même le contact direct. C’est cette expérience qui, mesurée sur le rhéomètre, réfute directement le mécanisme des courants de Foucault comme explication universelle des interactions aimant/métal — en cohérence avec ce que montre déjà le tube fendu.
Caméra thermique — l’inversion de causalité température/déformation
Une série d’expériences filmées à la caméra thermique met en évidence un autre point central de Pch : la température n’est pas une cause, c’est une trace de la réorganisation du champ.
- Barre de fer frappée : une barre de fer frappée répétitivement monte au rouge, sans source de chaleur externe. La caméra thermique montre une élévation de température au point d’impact qui se diffuse en suivant exactement le front de déformation mécanique — pas l’inverse.
- Poudres alimentaires dispersées (psyllium, farine, sucre glace) : la dilatation d’une poudre compacte vers un état dispersé produit une élévation de température mesurable, au moment même de la dilatation.
- Interface eau/coton : un front thermique net et cohérent se propage dans une mèche de coton plongée dans l’eau — progression linéaire dans le temps, pas en racine carrée du temps comme une diffusion de Fick classique. L’écart de température mesuré varie entre 10,6 °C et 13 °C selon les essais, sur plusieurs répétitions de l’expérience — un signal assez marqué pour rester détectable avec des caméras thermiques grand public (type Hikvision Pocket) ou des modules infrarouges pour smartphone, sans matériel professionnel coûteux.
Dans chaque cas, la séquence causale est : déformation ou transition d’état → différentiel champtique → diffusion → signature thermique. La PC pose l’inverse (chaleur → dilatation) ; Pch inverse cette lecture et le vérifie expérimentalement, à l’œil nu comme à la caméra. Aucune de ces expériences n’exige de matériel professionnel hors de portée : c’est un choix délibéré, l’accessibilité suscitant davantage de vocations chez des chercheurs en herbe qu’un instrument inabordable.
Capteur CCD — vers l’imagerie du champ diffus
Un capteur CCD standard, équipé d’un traitement numérique du signal (DSP), filtre activement les variations lentes et non périodiques — précisément le type de signal que Pch cherche à capturer. Le protocole expérimental utilise plusieurs capteurs CCD sans ce filtrage, dont les variations corrélées permettent d’isoler un signal cohérent du bruit thermique individuel de chaque capteur.
Protocole en trois phases :
- Phase 1 — calibration sur matériaux condensés de référence (cuivre, argent), bande proche infrarouge prioritaire (700–1100 nm)
- Phase 2 — extension aux sujets vivants, en collaboration avec un protocole de photogrammétrie
- Phase 3 — cartographie de signatures spécifiques par organe
Rhéomètre champtique — instrument construit et opérationnel
L’instrument dédié à la mesure directe des grandeurs champtiques sur matériaux calibrés est construit et opérationnel depuis le 8 mai 2026. Les premiers résultats quantitatifs sont publiés (Deposit 6, DOI 10.5281/zenodo.20774678), dont l’expérience EXP-018 décrite ci-dessus (pièce en argent).
Les matériaux sensibles utilisent du téflon/PEEK, le portique lui-même en bakélite. Les résultats alimentent directement la formule transitoire FT-7 (forme du terme Γ) et le programme d’extraction des constantes.
Une méthode : privilégier le signal brut
Choix instrumental délibéré : des instruments anciens ou simples, sans traitement numérique du signal, sont préférés aux instruments modernes haut de gamme — précisément parce que ces derniers filtrent numériquement ce que Pch cherche à observer. Un réseau de plusieurs capteurs bas de gamme corrélés entre eux permet de distinguer signal cohérent et bruit individuel, là où un instrument unique haut de gamme ne le permettrait pas. C’est cette même logique — le matériel le plus simple révélant le mieux le mécanisme — qui rend l’expérience du tube fendu si probante malgré sa simplicité.
