Expériences & protocoles
Pch se construit par l’expérimentation directe autant que par la théorie. Le programme expérimental s’appuie sur des expériences reproductibles à la portée de tous, sur la caméra thermique FLIR (visualisation des signatures thermiques), le capteur CCD (imagerie du champ diffus Φd), et le rhéomètre champtique, un instrument dédié désormais construit et opérationnel.
Le tube fendu — l’expérience à la portée de tous
Le problème de départ : le freinage d’un aimant qui tombe dans un tube conducteur (aluminium ou cuivre) est expliqué en Physique Classique (PC) par la loi de Lenz : le déplacement de l’aimant induirait des courants de Foucault circulaires dans le tube, créant un champ opposé au mouvement.
L’expérience discriminante : si cette explication est correcte, scier le tube sur toute sa longueur doit supprimer ces courants circulaires — et donc supprimer le freinage. Or le freinage reste identique.
Matériel : un simple profilé en aluminium du commerce (carré, rond ou rectangulaire), fendu sur toute sa longueur, et un aimant néodyme avec un jeu de 1 à 2 mm de chaque côté — une dizaine d’euros de matériel, reproductible par n’importe qui.
Lecture Pch : la continuité électrique circonférentielle du tube n’étant pas nécessaire au freinage, les courants circulaires ne sont pas le mécanisme en jeu. Le champ de l’aimant interagit directement avec le champ de la matière conductrice, sans passer par un « circuit » induit — il se reconfigure directement autour de l’obstacle. C’est la première mise en évidence expérimentale de la plasticité du champ (postulat 2 de Pch), et une expérience fondatrice propre au corpus Pch.
FLIR — l’inversion de causalité température/déformation
Une série d’expériences filmées à la caméra thermique FLIR met en évidence un autre point central de Pch : la température n’est pas une cause, c’est une trace de la réorganisation du champ.
- Barre de fer frappée : une barre de fer frappée répétitivement monte au rouge, sans source de chaleur externe. La FLIR montre une élévation de température au point d’impact qui se diffuse en suivant exactement le front de déformation mécanique — pas l’inverse.
- Poudres alimentaires dispersées (psyllium, farine, sucre glace) : la dilatation d’une poudre compacte vers un état dispersé produit une élévation de température mesurable, au moment même de la dilatation.
- Interface eau/coton : un front thermique net et cohérent se propage dans une mèche de coton plongée dans l’eau — progression linéaire dans le temps, pas en racine carrée du temps comme une diffusion de Fick classique.
Dans chaque cas, la séquence causale est : déformation ou transition d’état → différentiel champtique → diffusion → signature thermique. La PC pose l’inverse (chaleur → dilatation) ; Pch inverse cette lecture et le vérifie expérimentalement, à l’œil nu comme à la caméra.
Capteur CCD — vers l’imagerie du champ diffus
Un capteur CCD standard, équipé d’un traitement numérique du signal (DSP), filtre activement les variations lentes et non périodiques — précisément le type de signal que Pch cherche à capturer. Le protocole expérimental utilise plusieurs capteurs CCD sans ce filtrage, dont les variations corrélées permettent d’isoler un signal cohérent du bruit thermique individuel de chaque capteur.
Protocole en trois phases :
- Phase 1 — calibration sur matériaux condensés de référence (cuivre, argent), bande proche infrarouge prioritaire (700–1100 nm)
- Phase 2 — extension aux sujets vivants, en collaboration avec un protocole de photogrammétrie
- Phase 3 — cartographie de signatures spécifiques par organe
Rhéomètre champtique — instrument construit et opérationnel
L’instrument dédié à la mesure directe des grandeurs champtiques sur matériaux calibrés est construit et opérationnel depuis le 8 mai 2026. Les premiers résultats quantitatifs sont publiés (Deposit 6, DOI 10.5281/zenodo.20774678), dont l’expérience EXP-018 qui réfute directement le mécanisme des courants de Foucault — en cohérence avec ce que montre déjà le tube fendu.
Les matériaux sensibles utilisent du téflon/PEEK, le portique lui-même en bakélite. Les résultats alimentent directement la formule transitoire FT-7 (forme du terme Γ) et le programme d’extraction des constantes.
Une méthode : privilégier le signal brut
Choix instrumental délibéré : des instruments anciens ou simples, sans traitement numérique du signal, sont préférés aux instruments modernes haut de gamme — précisément parce que ces derniers filtrent numériquement ce que Pch cherche à observer. Un réseau de plusieurs capteurs bas de gamme corrélés entre eux permet de distinguer signal cohérent et bruit individuel, là où un instrument unique haut de gamme ne le permettrait pas. C’est cette même logique — le matériel le plus simple révélant le mieux le mécanisme — qui rend l’expérience du tube fendu si probante malgré sa simplicité.